Large

Le Chien de la Barbare

Toute ville a sa houle. Celle de Berlin est lourde, pesante, ville au ressac épais. Joubert se laisse porter par la ville, ballotté par elle, de-ci de-là, otage du courant. C'est un petit cours de dérive lucide qui, entre Fargue et Martin, nous est donné là, en quelques pages ; les jambes se laissent faire, l'oeil est en alerte, la narine reste pensive. C'est le corps qui pense et la tête qui marche. Et toujours un chien, là, devant, qui quête quoi ? On ne sait. Lentement, l'homme qui suit le chien finit par se prendre pour lui, saisir qu'entre deux dérades rôdeuses, rien ne tranche. L'homme n'est qu'un chien des rues, il a simplement la narine plus haute et le droit aux terrasses.

Book details

Reviews

No reviews have been written for this book.

You will also like